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La sève de bouleau: info, intox ou détox !?

Mis à jour : janv. 18


La sève de bouleau semble posséder mille vertus. Un autre de mes articles détaillait sa composition et pouvait déjà nous donner une idée plus claire de ses bienfaits. Certains sont bien documentés : élimination des calculs rénaux et biliaires, soulagement de l’appareil urinaire, atténuation des problèmes dermatologiques tels que urticaires et eczéma, aide à la cicatrisation, action dépurative et antirhumatismale, traitement de la rétention d’eau, etc. Mais d’autres n’ont pas pu être validés officiellement par la science car malheureusement les études scientifiques manquent. La plupart des récoltants sont de petites structures artisanales tels que moi (www.esprit-bouleau.fr) et n’ont pas les moyens de financer des études. Alors qu’en penser ? Des études ont bien été réalisées mais pour la plupart par l’ex URSS et ces travaux n’ont pour la plupart pas été traduits et nous restent inaccessibles. Les soviétiques ont maintenu une forte industrie de la sève du bouleau jusqu’à la chute du mur de Berlin. On possède d’ailleurs d’étonnantes photos prises en RDA, dans les années 80, où l’on voit des dizaines de personnes occupées à la récolte en forêt. En Lettonie, elle est considérée encore aujourd’hui comme un véritable trésor national et les études menées par l’Université de Riga ont prouvé que la sève de bouleau dispose de fortes propriétés antioxydantes et retarde les effets du vieillissement.

De nombreuses plantes issues de la pharmacopée traditionnelle n’ont elles non plus, pas vu leurs vertus validées par la science. Pourtant leurs propriétés médicinales ont été transmises de générations en générations et certaines de ces plantes sont largement utilisées depuis l’antiquité. Ainsi, le centre de recherche botanique des Kew Gardens qui dresse l’inventaire des plantes mondiales reconnues comme possédant des vertus médicinales note que, malgré leur potentiel, « moins de 16% des espèces utilisées dans des remèdes sont citées dans des publications médicales ». (science&avenir 24/07/17).


Regardons donc de plus près ce que l'Histoire nous apprend sur la sève de bouleau.

En 941, le voyageur arabe Ahmad Ibn Fadlan notait déjà que les populations bulgares turcophones vivant le long de la Volga buvaient de la sève de bouleau.

Le géographe persan du 11éme siècle, Rashid-al-Din témoigne également que les tribus Uriankhai de Sibérie coupaient les bouleaux et collectaient la sève.

Au 12eme siècle, la célèbre abbesse et guérisseuse sainte Hildegarde de Bingen soulignait déjà ses effets diurétiques et ses capacités à soulager les ulcères.

En 1565, Mathéole, médecin siennois écrivait que la sève de bouleau a une « grande propriété et vertu à rompre la pierre (calculs) tant aux reins qu’en la vessie. Si l’on s’en lave la bouche, elle guérit les ulcères qui sont dedans ».


John Josselyn, voyageur et écrivain anglais, témoigne en 1672 que les indiens d’Amérique connaissaient les bienfaits de la sève de bouleau et la consommait pour combattre les maladies hivernales. Ils utilisaient également une décoction de bouleau qu’ils versaient directement sur leurs plaies pour les soigner.

Le chirurgien militaire de Napoléon, Pierre-François Percy rapporte que « Dans tout le Nord de l’Europe, jusqu’aux confins de la Russie, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur et la panacée des habitants riches ou pauvres, grands et petits, seigneurs et serfs. Les maladies de la peau, dartres, boutons, couperose lui résistent très rarement. C’est un remède précieux dans les affections rhumatismales, les reliquats de goutte, les embarras de la vessie et toute une foule de maladies chroniques ».

L’ethnologue suédois Gösta Berg suggère que la sève de bouleau était probablement le médicament le plus courant et le plus efficace contre le scorbut, provoqué par une carence en vitamine C.


Les Aïnous, le peuple autochtone du Japon, utilise depuis toujours la sève de bouleau en cas d’hypertension, de problèmes urinaires et de goutte. Ils lui dédiait même un festival chaque printemps !


Au début du 20ème siècle, le médecin français Henri Leclerc recommandait les préparations à base de bouleau pour lutter contre la cellulite lorsque celle-ci était due à un excédent d’acide urique et de cholestérol.

Plus proche de nous dans les années cinquante, le docteur Jean Valnet indique dans son livre La phytothérapie : Se soigner par les plantes que la sève de bouleau agit sur la lithiase urinaire et les coliques néphrétiques.

Toujours en France, il y a encore peu de temps les moines de la Trappe des Dombes récoltaient chaque année la sève de bouleau pour tout le monastère afin de soulager les plus anciens de leurs douleurs articulaires.

On se rend bien compte que la sève de bouleau a été utilisée depuis toujours, certainement depuis la préhistoire soit des milliers d’années ! La tradition s’est perpétuée depuis le fond des âges, d’abord oralement puis par les écrits jusqu’à cet article que vous lisez aujourd’hui sur internet. Si les études scientifiques manquent, on peut malgré tout considérer que son utilisation par de si nombreux peuples à travers tant d’époques et de lieux est un gage de confiance.


Ainsi le bouleau considéré comme un arbre magique par de nombreux peuples continue de nous offrir sa précieuse sève et nous permet de perpétuer, à travers les siècles, les traditions de nos ancêtres.


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